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Tout le monde ne se plaint pas dans un bâtiment malsain, « seuls » 10 à 30 % de ses occupants présentent des symptômes. Là encore, rien de « psychologique » : les victimes sont juste plus sensibles à leur environnement. Elles rapportent en général un ou plusieurs signes parmi les suivants : nez bouché ou qui coule, yeux secs, peau sèche, tendance à l’irritation de la gorge, fatigue inexpliquée, migraine, ou encore perte de l’odorat, nausées… Les examens sanguins ou urinaires ne donnent rien de particulier, mais la baisse de la qualité de vie est indéniable.
Remarque : on change de catégorie avec la Maladie Liée au Bâtiment (Building Related Illness – BRI). Là, l’affaire est grave et toujours reliée à une mauvaise qualité de l’air. La maladie est objectivée par des dosages biologiques quantifiables. C’est, par exemple, la légionellose (maladie infectieuse) ou la fièvre des humidificateurs (fatigue, respiration saccadée, fièvre…).
Si, dès que vous posez le pied au bureau, vous avez le nez qui coule et mal à la tête, c’est peut-être un SBM. Mais ne cédez pas à la psychose, c’est peut-être aussi, tout simplement, la hantise de retrouver un collègue que vous haïssez ou votre patron mal-aimé. Essayez de faire la part des choses et si vraiment il y a un problème environnemental, essayez d’en parler : 1) à votre entourage direct : ressentent-ils la même chose que vous ? 2) à votre patron ; 3) à la médecine du travail.
Au secours !
Certains spécialistes estiment que l’air est 1 000 fois plus pollué au bureau qu’à l’extérieur. Et qu’environ 1 bâtiment « moderne » sur 3 serait malsain.
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