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Extrait de 100 réflexes air pur

100 réflexes air pur Isabelle Pacchioni

Isabelle Pacchioni

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Les 100 Réflexes Air Pur

Parmi les 24 millions de logements en France, près d’un sur deux présente des niveaux de polluants relativement faibles, mais environ 10 % affichent des taux très élevés de pollution. Une constatation préoccupante qui n’a rien de nouveau puisque le 1er symposium de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), consacré au climat intérieur, remonte à 1978. Ce qui est nouveau, c’est que la situation s’aggrave. Parce que les sources de pollution se multiplient, les polluants d’hier ne sont pas les mêmes que ceux d’aujourd’hui, il y a toujours plus de voitures (même si elles sont soi-disant plus « propres »), nous voyageons davantage (avion, transports en tout genre). Et puis, nous nous cloîtrons de plus en plus, au bureau comme à la maison : nous passons 20 à 22 heures par jour entre quatre murs ! Ajoutons la tendance à se confiner pour « rester au chaud », surtout à la saison froide, histoire de faire des économies de chauffage, et la coupe est pleine.



L’air, à quoi ça sert ?

L’air est notre carburant n° 1, bien avant nos aliments, et même avant l’eau ! L’organisme en extrait l’oxygène, le gaz le plus important de l’air, pour nous permettre de transformer nos aliments en énergie. De ce point de vue, nous ressemblons à une (jolie) cheminée : si vous y mettez des bûches à brûler mais qu’il n’y a pas d’oxygène, le feu va gentiment s’éteindre. C’est exactement pareil dans notre corps : pas d’oxygène, pas de « feu », pas d’énergie, tout s’arrête net. Même contrainte pour chaque bactérie, cellule, animal, plante : tous doivent respirer, exactement pour les mêmes raisons ! Plus on respire vite, plus on consomme d’énergie, plus on « brûle du bois ». Plus on respire lentement, plus on est économe, moins on libère d’énergie. L’énergie calorifique nous permet de maintenir notre chaleur corporelle à 37°C. L’énergie chimique est nécessaire à la synthèse de la matière vivante (construction, réparation, métabolisme…). L’énergie mécanique nous permet de bouger, marcher, taper un sms, couper un morceau de steak, et même… respirer!



Que se passe-t-il quand on respire mal ?

Chaque jour, nos poumons réceptionnent environ 15 000 litres d’air. Chaque minute, 6 à 8 litres. Qui accepterait de boire 6 à 8 litres de liquide toxique chaque minute ? C’est pourtant ce que nous infligeons la plupart du temps à nos poumons : de l’air vicié, chargé de particules toxiques. Résultat, une mauvaise oxygénation, parfois appelée « asphyxie chronique ». Un manque d’oxygène qui se solde par de la fatigue, puis viennent les troubles liés au manque d’oxygénation (déconcentration, mal de tête, trous de mémoire…), des problèmes cardiaques, et un métabolisme perturbé d’une manière générale. On a même pu montrer récemment que la pollution de l’air favorisait le surpoids !  Le système nerveux, très sensible au manque d’oxygène, est le premier à tirer la sonnette d’alarme ; d’ailleurs, lorsqu’on subit un grand choc nerveux, la chute de tension artérielle qui suit provoque toujours une grande fatigue, une léthargie qui semble ne pas devoir céder, malgré de longues périodes de sommeil. Un état léthargique directement relié à une baisse (passagère, heureusement) de l’apport en oxygène dans le cerveau.




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