Encens

Encens

Boswellia sacra

MODES D'UTILISATION: 

Application cutanée, massage

Voie orale

Voie respiratoire, diffusion

Bain: non approprié, voir interdit

L’encens est la résine exsudant d’un arbre de la famille des Burséracées (genre Boswellia), qui peut atteindre trois mètres. Il est originaire du sud de la péninsule Arabique (sultanat d’Oman et Yémen) et de la corne de l’Afrique (Somalie).

 

 

 

 

Tab

Seul l’arbre mâle est productif, et il ne fournit sa meilleure qualité de résine de gomme qu’au bout de dix ans. « De la terre d’Arabie s’exhale une odeur d’une suavité merveilleuse. C’est le seul pays du monde qui produise l’encens » écrit Hérodote, qui se trompe, car les pharaons se le procuraient en Afrique, dans le pays de Pount (Soudan actuel). Depuis la domestication du chameau, au XIIIe siècle avant J.-C., les caravanes empruntent la « route de l’encens ». Dans le monde antique, il est le premier aromate qu’on offre aux dieux. Ainsi, en 287 avant J.-C., le roi de Syrie Séleucos fait don au temple d’Apollon de Milet, entre autres présents, de trois cent soixante kilos d’encens. On en use aussi comme remède en fumigations contre les affections respiratoires et pour purifier l’air ambiant.

Culture et production

L’oliban le plus prisé pousse dans la vallée de l’Hadramaout, au sud du Yémen. Les substances aromatiques qualifiées « d’encens », dont la France importe de grandes quantités, ne sont que rarement issues de l’oliban du Yémen. L’Inde, qui fait une énorme consommation d’encens, récolte la résine de Boswellia serrata.

Parfum

Le parfum exceptionnellement puissant de l’encens est salutaire et réconfortant. Attention toutefois, l’encens est souvent utilisé sous forme de bâtons ou de cônes à brûler, qui lors de la combustion produisent des émissions de benzène et de formaldéhyde qu’il convient de ne pas respirer ! Traditionnellement, ces bâtonnets d’encens sont brûlés lors de cérémonies religieuses dans de grands temples ouverts à tous vents, ce qui n’est pas le cas de nos appartements clos !

Extraction et rendement

Selon le procédé millénaire, l’écorce est incisée en enlevant un lambeau étroit et long d’une dizaine de centimètres. Les sécrétions de résine, durcies au contact de l’air, sont collectées deux à trois semaines plus tard. La meilleure résine est recueillie en automne, à la suite d’incisions pratiquées à la fin de l’été (« encens blanc »). « L’encens roux » est recueilli au printemps après incisions hivernales. L’huile essentielle est obtenue par distillation complète, dont le rendement est élevé – de l’ordre de 8 % à 10 % –, soit huit à dix kilos d’huile essentielle pour cent kilos de plante, par entraînement à la vapeur d’eau.

Formule chimique

Les principes actifs sont notamment des monoterpènes, des sesquiterpènes, des alcools ainsi que des oxydes et des esters.

Principales indications

L’encens est antiseptique, expectorant, astringent et cicatrisant. Son huile essentielle permet de combattre les infections de l’appareil respiratoire. Elle renforce les défenses immunitaires et calme l’angoisse. Elle est utilisée également en rhumatologie et contre les migraines.

Espèces apparentées

Encens (Boswellia frereana), encens des Indes (Boswellia serrata).

 

Extraits du livre « Aromathérapia - Tout sur les huiles essentielles », d’Isabelle Pacchioni. Editions Aroma Thera